Découvrez l'équipe Ethosph'R !

Notre équipe2019-02-12T16:54:06+00:00
Odile Petit
Odile PetitPrésidente
Directrice de recherches au CNRS, j’étudie le comportement social de groupes d’animaux depuis 1990. Mes thématiques de recherche portaient au début de ma carrière sur les comportements d’agression et de réconciliation de différentes espèces de primates non-humains, puis j’ai étudié le lien entre tolérance sociale et coopération pour me concentrer depuis plus de dix ans maintenant sur les origines animales du leadership.

C’est au cours de mon mandat de présidente de la Société Française pour l’Étude du Comportement Animal (SFECA) que j’ai été sollicitée par Marie-Françoise Lheureux, présidente du GRAAL, afin de développer un partenariat qui visait à assurer le suivi scientifique des réhabilitations grâce à un réseau d’experts, membres de la SFECA. Après cette première phase, nous avons décidé avec plusieurs collègues et en accord avec la SFECA et le GRAAL, de créer Éthosph’R afin que ces missions de suivi scientifique mais aussi de formation/sensibilisation soient portées et développées à part entière par une association bien identifiée.

En ce qui concerne mon expérience dans la réhabilitation d’animaux, j’ai développé plusieurs protocoles de resocialisation pour des primates non-humains et des chevaux domestiques. J’ai également réhabilité, avec l’aide du GRAAL, des animaux en fin de protocole expérimental au sein de mon laboratoire et nous avons obtenu le label « 4R, réhabilitation animale » décerné par le GRAAL pour ces actions. Je sensibilise régulièrement les soigneurs, étudiants et chercheurs aux besoins sociaux des espèces sociales élevées en captivité dans le cadre de formations ou séminaires et je propose mon expertise, bénévolement, à toute structure (laboratoires de recherche, parcs zoologiques, structures d’élevage,…) ayant besoin de conseils en comportement, principalement pour de la socialisation.

Céline Bret
Céline BretTrésorière
Spécialisée dans l’étude des relations sociales chez les primates non-humains, j’ai effectué mon doctorat portant sur les rôles sociaux des individus au sein des groupes chez les mandrills et deux espèces de macaques à l’Université de Strasbourg. Actuellement en post-doctorat à l’Université de Liverpool, j’étudie l’influence de l’environnement social et de la personnalité sur la réponse aux évènements stressants et sur la santé chez les macaques à crêtes.

Ces différents projets ont affiné mon expérience et mes connaissances des systèmes sociaux chez les primates non-humains.Durant mon doctorat, j’ai réalisé une partie de ma collecte de données au Centre International de Recherches Médicales de Franceville au Gabon, où j’ai eu l’opportunité de participer au développement d’un programme d’enrichissement et de bien-être pour différentes espèces de primates non-humains. J’ai également appliqué un protocole de resocialisation afin de former un groupe stable de macaques de Java. A mon retour en France, j’ai découvert l’association GRAAL grâce à des collègues, et j’ai pu contribuer à leurs actions de réhabilitation d’animaux de laboratoire (chiens, chats, rats, primates) pendant presque 2 ans. Ces expériences ont fortement développé mon intérêt et mon engagement pour le bien-être animal et la réhabilitation d’animaux de laboratoire.

Thomas Huraux
Thomas HurauxSecrétaire
Après une licence en biologie et physiologie des organismes à l’Université de Strasbourg, je me suis tourné par la suite vers le monde de la recherche après un stage en écologie sur la localisation de l’avifaune.
Aujourd’hui, j’occupe un poste de technicien d’analyse et de recherche dans le domaine de l’écologie de l’avifaune sauvage au CNRS et pour le cabinet d’étude Naturaconst@. Je contribue au traitement et à l’analyse des données, à la mise en place de protocoles. Je réalise également des prélèvements biologiques et participe aux premières analyses statistiques.

M’intéressant au bien-être animal, j’ai connu l’association Éthosph’R par le biais d’Odile PETIT avec laquelle je travaille depuis 2016 et j’ai soutenu ce projet dès le début, d’abord en tant qu’adhérent puis bénévole et jusqu’à avoir la responsabilité du secrétariat de l’association

Anne-Sophie Darmaillacq
Anne-Sophie DarmaillacqAdministratrice
Je suis enseignante et chercheuse à l’université de Caen Normandie depuis 2008. Mes recherches portent sur les apprentissages précoces chez les céphalopodes, notamment dans la mise en place des préférences alimentaires ou dans la reconnaissance des prédateurs. Je m’intéresse aussi à la cognition visuelle au travers de l’étude des extraordinaires capacités de camouflage des seiches.

J’ai été secrétaire de la Société Française pour l’Etude du Comportement Animal pendant 10 ans. J’ai ainsi vu naître le partenariat de la société avec le GRAAL et ai diffusé l’information autour de moi. Ainsi plusieurs animaux de mon ancienne équipe ont pu être réhabilités à l’issue de protocoles expérimentaux.
Je n’ai pas d’expérience de mise en place ou de suivi de réhabilitation mais je suis particulièrement sensible au bien-être et au respect de l’animal. C’est donc très naturellement que je suis devenue membre de l’association Ethosph’R

Mathilde Valenchon
Mathilde ValenchonAdministratrice
Je suis chercheuse en Ethologie et j’étudie le comportement du cheval depuis 9 ans maintenant. J’ai soutenu ma thèse en 2013 à l’INRA de Tours sur le thème de l’influence de la personnalité et du stress sur les performances d’apprentissage et de mémoire du cheval domestique. Depuis, j’ai rejoint d’équipe CNRS d’Ethologie Cognitive et Sociale de Strasbourg où j’ai pu intégrer la dimension sociale à ma recherche.

Ainsi, mes projets actuels portent sur l’étude du leadership, des réseaux sociaux des groupes de chevaux, mais également sur des sujets plus appliqués comme l’influence de la musique sur le niveau de stress lors de manipulations ou encore l’intégration des besoins sociaux dans les conditions de vie domestiques. Mon étude la plus récente porte d’ailleurs sur un programme de (re)socialisation pour étalons désocialisés depuis de nombreuses années.

L’amélioration du bien-être chez les espèces domestiques est donc au cœur de mes préoccupations tant professionnelles que personnelles. C’est ce qui m’a amené à m’investir dans l’association Ethosph’R qui œuvre pour le suivi scientifique des réhabilitations des animaux d’expérimentation et de la sensibilisation de tous – particuliers, laboratoires, élevages- aux besoins sociaux des espèces domestiques et captives. Je suis intimement convaincue que l’Ethologie et ses chercheurs ont beaucoup à apporter à ces missions !

Sarah Lux
Sarah LuxAdministratrice
Au croisement de l’homme et de l’animal, j’ai réalisé un master en Psychologie Sociale à Bruxelles, dans le but d’élargir ensuite mes connaissances aux primates non humains. C’est à l’occasion de mon stage de Master 2 que j’ai mis pour la première fois les pieds à Strasbourg et ai rencontré quelques unes des membres fondatrices d’Ethosph’R.

Menant ces deux parcours en parallèle, j’ai notamment acquis de l’expérience en bien-être, en cognition et en comportement des primates et j’ai passé une année à me former, en théorie et en pratique, au métier de soigneuse pour animaux exotiques. Les réflexions éthiques que mon parcours a suscitées m’ont ensuite menée en 2015 à suivre une année de formation en éthique et droit animal. Je souhaite aujourd’hui m’investir dans le bien-être et la conservation.

Valérie Dufour
Valérie DufourAdministratrice
Je suis chercheuse en éthologie et je m’intéresse plus particulièrement à la cognition comparée. Mon programme de recherche porte sur les compétences économiques des primates non humain, sur la compréhension du temps chez les oiseaux et les primates et sur la prise de décision chez l’animal. J’ai travaillé dans diverses structures hébergeant des primates et des corvidés (centre scientifique, zoo et refuge). Ce type de recherche conduit à travailler avec des animaux captifs et sensibilise tout naturellement à la question de leur bien-être, du respect de leurs besoins et aux possibilités d’améliorations de leur environnement.

J’ai aussi étudié en zoo l’effet de la relocalisation dans un nouveau site sur le comportement de deux groupes de primates. Ces modifications majeures de l’environnement créent un stress majeur pour l’animal qu’il faudrait savoir anticiper. Dans les parcs zoologiques, c’est souvent un seul individu qui est transféré et doit s’intégrer dans un nouveau groupe. La dangerosité de ces situations peut être atténuée en préparant en amont les animaux et les personnels impliqués et en procédant à une resocialisation progressive, par étape. J’adhère donc aux objectifs d’Ethosph’R qui peut grâce à l’expertise de ses membres proposer les aménagements et formations nécessaires à une bonne gestion de ces situations.